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Comme elle est tourmentée ma montagne que j'aime!...
Ebranlée par les coups de vent ou ensevelie sous le brouillard, burinée par les orages ou noyée de pluie, la voici soudain lavée de sa grisaille et de ses angoisses propre et fraîche comme un drap claquant à l'air de la vallée. Retrouvé, son visage de sérénité, victorieusement bleu, tendrement vert, ombré de rose et d'or au crépuscule. Car même massacrée par les éléments, son âme n'est jamais ébranlée. Elle se purifie, se rajeunie au combat.
Et alors, à ses heures de grâce, comme elle éclate d'enfance, ma vieille montagne!
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